Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a condamné avec fermeté les incidents violents survenus vendredi 24 juillet 2026 à Kabalo, dans la province du Tanganyika, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’institution judiciaire considère ces actes comme une grave atteinte à l’indépendance de la justice et à l’autorité de l’État.
Dans un communiqué, le CSM indique suivre « avec une vive préoccupation » les événements survenus dans cette entité à la suite du transfèrement de deux prévenus poursuivis pour des faits présumés de meurtre.
« Le Secrétaire permanent, porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, condamne avec la plus grande fermeté les actes de violence, les menaces de mort, les intimidations, la séquestration des magistrats ainsi que les attaques visant les biens publics et privés, notamment le parquet et la prison, ainsi que les affrontements avec les forces de l’ordre », précise le communiqué.
Une attaque contre l’indépendance de la justice
Pour le Conseil supérieur de la magistrature, ces actes dépassent le cadre de simples troubles à l’ordre public. Ils constituent « une atteinte grave à l’indépendance de la justice, à l’autorité de l’État et à l’ordre public ».
L’institution rappelle ainsi la nécessité de préserver l’intégrité des institutions judiciaires et la sécurité des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions.
Ces incidents interviennent dans un contexte où les juridictions congolaises font régulièrement face à des défis liés à la protection des acteurs judiciaires, notamment dans certaines zones où les tensions communautaires ou sécuritaires peuvent affecter le fonctionnement normal de la justice.
Le CSM appelle au respect des procédures judiciaires et met en garde contre toute tentative d’intimidation ou d’entrave à l’action de la justice.

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