Épidémie d’Ebola en Ituri : la RDC renforce la surveillance aux frontières avec l’Ouganda

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La République démocratique du Congo a décidé de renforcer les contrôles sanitaires aux points d’entrée avec l’Ouganda, sans fermer ses frontières, afin de limiter les risques de propagation du virus Ebola dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie dans le nord-est du pays.

La circulation des personnes entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda fait désormais l’objet d’une surveillance sanitaire accrue dans la province de l’Ituri. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des actions de riposte contre l’épidémie d’Ebola qui sévit dans cette partie du pays.

Selon le coordonnateur provincial du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF), le gouvernement congolais privilégie le renforcement du dispositif de contrôle plutôt qu’une fermeture des frontières.

« La RDC n’a pas pris la mesure de fermer ses frontières. La priorité est plutôt de renforcer les mesures de surveillance, de détection précoce et d’assurer une réponse rapide de part et d’autre », a déclaré samedi à la presse le docteur Théophile Ponde, également chef du pilier « Points d’entrée et points de contrôle » dans la riposte.

Une approche basée sur le contrôle des mouvements

Les autorités sanitaires congolaises expliquent que cette stratégie vise à concilier la lutte contre Ebola avec la nécessité de préserver les échanges entre les deux pays voisins.

D’après le responsable du PNHF, les mesures mises en place reposent sur une surveillance renforcée des voyageurs, l’identification rapide des cas suspects et une coordination avec les services sanitaires ougandais.

Le gouvernement privilégie une approche basée sur le contrôle des mouvements
transfrontaliers conformément aux recommandations du règlement sanitaire international.

Dr Théophile Ponde
Coordonnateur provincial du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF)

Cette orientation vise notamment à éviter des restrictions jugées disproportionnées qui pourraient affecter les activités économiques et sociales entre la RDC et l’Ouganda, tout en maintenant un niveau élevé de vigilance sanitaire.

Une coordination régionale face à la menace

Située dans une zone où les échanges transfrontaliers sont fréquents, l’Ituri représente un point stratégique dans la lutte contre la propagation du virus Ebola. Les autorités sanitaires misent donc sur une collaboration étroite avec les pays voisins pour détecter rapidement d’éventuels cas importés et déclencher une réponse immédiate.

La surveillance aux frontières constitue ainsi l’un des piliers majeurs de la riposte, aux côtés de la prise en charge des malades, de la sensibilisation communautaire et du suivi des contacts.

Les autorités appellent également les populations à respecter les mesures préventives et à signaler rapidement tout signe suspect afin de contenir la propagation de la maladie.

La Rédaction

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