Ebola : pourquoi la RDC ne ferme pas sa frontière avec l’Ouganda malgré le renforcement des contrôles en Ituri

⏱ Temps de lecture : 2 min

Face à la 17ᵉ flambée d’Ebola, la République démocratique du Congo a choisi de renforcer la surveillance sanitaire aux points d’entrée avec l’Ouganda, notamment en Ituri, plutôt que de fermer ses frontières.

Selon le Dr Théophile Ponde, coordonnateur provincial du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF), cette stratégie vise à assurer une détection précoce des cas suspects et une réponse rapide, tout en préservant les échanges entre les deux pays.

La décision s’appuie sur les recommandations du Règlement sanitaire international, qui privilégie des mesures de contrôle adaptées plutôt que des restrictions susceptibles de perturber inutilement les mouvements des populations.

L’Ituri constitue une zone particulièrement sensible en raison de son importante mobilité transfrontalière avec l’Ouganda. Des milliers de personnes traversent régulièrement cette frontière pour des raisons commerciales, familiales ou sociales, ce qui nécessite une surveillance permanente.

Aux principaux points d’entrée, les équipes sanitaires renforcent les contrôles des voyageurs, identifient les personnes présentant des symptômes suspects, les orientent vers les structures appropriées et mènent des actions de sensibilisation.

En cas de suspicion d’Ebola, des prélèvements sont effectués pour confirmer le diagnostic et les contacts du malade sont recherchés afin de limiter la propagation du virus.

La RDC et l’Ouganda ont également renforcé leur coopération à travers des échanges réguliers entre services sanitaires afin de coordonner la surveillance et la réponse de part et d’autre de la frontière.

L’objectif des autorités est de réduire les risques d’importation ou d’exportation du virus tout en maintenant les activités quotidiennes des populations frontalières. Pour les responsables de la riposte, la détection rapide des cas reste l’un des moyens les plus efficaces pour contenir l’épidémie.

Kiosque Monde

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *