Après une rencontre avec les représentants de l’Inspection générale du travail (IGT), le Vice-Premier Ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito Fumutshi, a confirmé la programmation de la mécanisation des agents de cette institution au quatrième trimestre 2026. Cette décision vise à apaiser une tension sociale persistante et à améliorer les conditions de travail d’un service essentiel à la régulation du monde professionnel en République Démocratique du Congo (RDC).
La tension autour de la situation salariale des agents de l’Inspection générale du travail (IGT) connaît une évolution favorable. À l’issue d’une réunion avec le Vice-Premier Ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, le Gouvernement a confirmé l’intégration des agents de cette administration publique dans le circuit de paie au cours du quatrième trimestre 2026.
Cette annonce constitue une avancée majeure pour les 2 508 agents concernés, répartis à travers les différentes provinces de la République démocratique du Congo, qui attendaient depuis plusieurs années la reconnaissance effective de leur statut administratif et financier.
Accompagné du Vice-Ministre du Budget, Élysée Bokumwana, Adolphe Muzito a échangé avec les représentants du personnel de l’IGT sur plusieurs préoccupations liées à la rémunération, à la mécanisation et aux conditions de travail.
« Aujourd’hui, nous pouvons dire sans hésitation qu’après arbitrage, notre service, l’Inspection générale du travail, est programmé pour l’intégration au quatrième trimestre de cette année », a déclaré Jean-Paul Yamabo, président du comité de suivi de la paie, à l’issue de la rencontre.
Une réponse à une revendication de longue date
L’intégration des agents de l’IGT à la paie constituait l’une des principales revendications du personnel de cette institution chargée notamment du contrôle de l’application de la législation du travail, de la prévention des conflits sociaux et de la protection des droits des travailleurs.
Les discussions avec le ministre du Budget ont également porté sur plusieurs dossiers sensibles, parmi lesquels la prise en charge salariale des agents recrutés en 2023, l’application de la grille barémique ainsi que la situation des personnels administratifs.
Ces questions alimentaient depuis plusieurs mois un climat d’inquiétude au sein de l’institution, alors que les inspecteurs du travail sont appelés à jouer un rôle stratégique dans un contexte marqué par les enjeux liés à l’emploi, au dialogue social et à la formalisation du marché du travail.
Une réforme engagée depuis 2023
La décision annoncée par le Gouvernement s’inscrit dans une réforme progressive lancée en 2023 autour de la modernisation de l’Inspection générale du travail.
Cette réforme repose sur cinq grandes étapes : le recrutement des agents, leur déploiement, leur affectation, leur prise en charge salariale et l’amélioration globale de leurs conditions d’exercice.
Selon les représentants du personnel, trois premières phases ont déjà été réalisées, laissant désormais place à l’étape décisive de la rémunération.
« Nous sommes arrivés à la Vice-primature pour discuter des questions liées à notre service. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’il y a une avancée importante », a souligné Jean-Paul Yamabo, saluant l’ouverture affichée par le responsable du Budget.
Muzito veut privilégier le dialogue social
Pour les agents de l’IGT, cette évolution traduit également une volonté du Gouvernement de privilégier le dialogue avec les services publics confrontés à des difficultés structurelles.
Les représentants du personnel ont particulièrement apprécié l’attitude du Vice-Premier Ministre, estimant que celui-ci a accepté d’examiner un dossier transmis après les recrutements opérés en 2023.
« Nous avons noté que Son Excellence est là pour nous. Les portes sont grandement ouvertes. Il nous écoute, discute avec nous et cherche des solutions durables », a affirmé Jean-Paul Yamabo.
Un nouveau départ attendu pour l’Inspection du travail
Si l’engagement gouvernemental est respecté dans les délais annoncés, l’intégration des agents de l’IGT à la paie pourrait marquer un tournant dans le fonctionnement de cette administration.
Au-delà de la question salariale, l’enjeu est aussi institutionnel : permettre à l’Inspection générale du travail de disposer des moyens humains et matériels nécessaires pour remplir efficacement ses missions de contrôle, de médiation et de régulation des relations professionnelles.
Pour les agents concernés, l’attente porte désormais sur la concrétisation de cette programmation au quatrième trimestre 2026. Une étape qui pourrait définitivement tourner la page d’une longue période d’incertitude administrative et financière.
Par la Rédaction

