La République démocratique du Congo poursuit ses efforts pour contenir la maladie à virus Ebola. Selon le rapport de situation arrêté au 4 août 2026 et publié le 5 août, 3 973 cas confirmés ont été recensés depuis le début de l’épidémie dans 51 zones de santé réparties à travers cinq provinces. L’Ituri reste de loin le principal foyer de contamination.
La riposte contre la maladie à virus Ebola se poursuit dans cinq provinces de la République démocratique du Congo, alors qu’aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée au cours des dernières 24 heures, selon le dernier rapport de situation des autorités sanitaires.
Au total, 51 zones de santé sont actuellement concernées par l’épidémie en Ituri, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, dans le Haut-Uélé et dans la Tshopo. Depuis le début de la crise sanitaire, les autorités ont enregistré 3 973 cas confirmés.
Le bilan demeure lourd. 1 801 décès ont été rapportés, correspondant à un taux de létalité de 45,3 %. Parallèlement, 776 patients ont été déclarés guéris, tandis que 674 personnes restent en isolement ou hospitalisées dans les structures de prise en charge.
L’Ituri reste l’épicentre
L’Ituri concentre l’essentiel de la transmission. La province représente à elle seule 87,1 % des cas cumulés, confirmant son statut d’épicentre de l’épidémie en RDC.
Les équipes de riposte maintiennent une surveillance renforcée afin d’identifier rapidement les nouvelles alertes et de limiter les chaînes de transmission. Au cours des dernières 24 heures couvertes par le rapport, 876 alertes ont été investiguées.
Les activités de suivi des contacts se poursuivent également, avec un taux global de suivi de 75,3 %. Cette surveillance constitue l’un des principaux leviers pour détecter précocement les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus.
De nouvelles guérisons enregistrées
La situation sanitaire connaît néanmoins quelques évolutions positives. 27 nouvelles guérisons ont été enregistrées au cours des dernières 24 heures, portant à 776 le nombre total de patients rétablis depuis le début de l’épidémie.
Le Haut-Uélé a notamment enregistré son premier cas de guérison, une évolution qui marque une étape importante dans la réponse menée dans cette province.
Pour renforcer les capacités d’accueil et de traitement, les autorités sanitaires ont également procédé à l’inauguration du Centre de traitement Ebola de Rwankole, en Ituri. La nouvelle structure dispose d’une capacité de 120 lits, destinée à améliorer la prise en charge des patients.
Les travaux et l’équipement des centres de traitement de Musienene, Beni et Isiro se poursuivent parallèlement afin d’augmenter les capacités opérationnelles du dispositif de riposte.
La bataille se poursuit dans les communautés
Au-delà de la prise en charge médicale, les autorités misent également sur la mobilisation communautaire et la communication sur les risques. Plus de 12 000 personnes ont été sensibilisées dans le cadre des activités d’information et de prévention.
36 radios communautaires participent à la diffusion des messages sanitaires, tandis que 16 rumeurs ont été clarifiées dans le cadre des efforts visant à lutter contre la désinformation susceptible de compliquer la riposte.
La surveillance aux points d’entrée demeure également un élément central du dispositif. Selon le rapport, 96,6 % des voyageurs ont été contrôlés aux différents points d’entrée et de contrôle du pays.
Une situation encore préoccupante
Si l’absence de nouvelle zone de santé affectée au cours des dernières 24 heures constitue un signal encourageant, le niveau de mortalité et la concentration des cas en Ituri témoignent de la persistance d’une situation sanitaire préoccupante.
Avec près de 4 000 cas confirmés et plus de 1 800 décès, les autorités congolaises restent confrontées à un double défi : rompre les chaînes de transmission tout en renforçant l’accès rapide aux soins et la confiance des communautés.
La poursuite du suivi des contacts, l’investigation des alertes, l’extension des capacités de traitement et la mobilisation communautaire devraient ainsi rester au cœur de la riposte dans les prochains jours.
Benny Mayele

