« Ils ont voulu me salir. Nous allons contre-attaquer », promet le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, après les perquisitions lancées à Bruxelles contre sa fratrie. Depuis Moscou, le Président de la République annonce la mobilisation d’un collectif d’avocats pour défendre l’honneur de sa famille et faire toute la lumière sur les perquisitions d’une justice belge qui aurait, selon lui, agit sous les ordres de Joseph Kabila et Moïse Katumbi.
La riposte s’annonce aussi judiciaire que politique. Touché dans sa sphère familiale par les perquisitions menées à Bruxelles, en Belgique, visant des membres de sa fratrie, le Président de la République, Félix-Antoine TshisekediTshilombo, entend désormais passer à l’offensive. Depuis Moscou, où il échangeait avec des étudiants congolais établis en Russie, le Chef de l’État a affiché une détermination sans équivoque : rétablir la vérité, défendre l’honneur de sa famille et faire tomber ce qu’il considère comme une entreprise de déstabilisation orchestrée contre lui.
Pour Félix Tshisekedi, ces perquisitions dépassent largement le cadre d’une procédure judiciaire ordinaire. Il y voit une démarche aux relents politiques, susceptible de porter atteinte à son image à travers sa famille. Dans sa réaction, il n’a pas hésité à pointer du doigt son prédécesseur, Joseph Kabila, ainsi que l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, qu’il soupçonne d’être parmi ceux qui auraient instrumentalisé cette affaire.
« Ils ont voulu me salir. Nous allons contre-attaquer », a-t-il lancé, laissant clairement entendre qu’il n’entendait pas subir passivement ce qu’il considère comme une campagne de dénigrement.
La bataille de la vérité annoncée sur le terrain judiciaire
Loin de se limiter à une dénonciation politique, le Président de la République affirme avoir pris des dispositions concrètes pour organiser sa défense. Un collectif d’avocats aurait ainsi été constitué afin de contester les démarches engagées en Belgique et de faire valoir les droits de sa famille.
L’objectif affiché est de porter le débat sur le terrain du droit, d’examiner les circonstances des perquisitions et de répondre aux accusations ou soupçons qui pourraient être à leur origine. Pour Félix Tshisekedi, il ne s’agit donc plus seulement de dénoncer ce qu’il perçoit comme une humiliation, mais de réunir les moyens juridiques nécessaires pour établir les faits et rétablir ce qu’il estime être la vérité.
Toujours est-il qu’à ce stade, les accusations formulées contre Joseph Kabila et Moïse Katumbi relèvent de la position exprimée par le Chef de l’État et ne constituent pas en elles-mêmes la preuve d’une quelconque intervention dans la procédure belge.
Une affaire aux ramifications politiques sensibles
Cette séquence bruxelloise risque ainsi de dépasser le cercle familial pour prendre une dimension politique et diplomatique plus large. Elle remet au premier plan les tensions persistantes entre le pouvoir de Kinshasa et certaines figures majeures de l’opposition congolaise, dans un climat où les affrontements politiques se prolongent désormais bien au-delà des frontières nationales.
Mais au-delà des accusations et des suspicions, une exigence demeure : celle de la manifestation de la vérité. Car si la justice belge doit pouvoir conduire ses investigations en toute indépendance, les personnes concernées ont également le droit de défendre leur honneur et de contester, par les voies légales, toute démarche qu’elles jugeraient abusive.
En annonçant la contre-offensive judiciaire, Félix Tshisekedi veut manifestement montrer qu’il n’entend ni laisser prospérer les soupçons ni abandonner sa famille à ce qu’il considère comme une entreprise de dénigrement. La bataille qu’il annonce sera-t-elle celle du droit contre l’instrumentalisation politique ? C’est désormais devant les instances compétentes que les responsabilités devront être établies.
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