Les opérations d’assainissement de la ville de Kinshasa ont effectivement démarré dans le district de Tshangu, dans la partie Est de la capitale congolaise, sous la supervision de la Task Force spéciale chargée de la lutte contre l’insalubrité, dirigée par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.
Depuis plusieurs jours, des équipes déployées par le Service national sont à pied d’œuvre le long du boulevard Lumumba ainsi que sur plusieurs grandes artères de cette zone de la capitale. Les travaux consistent notamment à évacuer les déchets, curer les caniveaux, supprimer les dépotoirs sauvages et dégager certains espaces publics encombrés.
Sur le terrain, les premiers résultats sont déjà visibles. Des poubelles ont été vidées, des caniveaux nettoyés et plusieurs sites autrefois transformés en dépotoirs ont été assainis. Les opérations s’accompagnent également d’un effort de sensibilisation de la population au respect des règles de salubrité et de circulation.
Selon des observations effectuées dans la commune de Masina, notamment au niveau de la passerelle de Pascal, de nombreux piétons utilisent désormais les infrastructures mises à leur disposition, contribuant ainsi à fluidifier la circulation routière dans ce secteur souvent confronté à d’importants embouteillages.

Nommé il y a près de deux mois par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la tête de la Task Force spéciale d’assainissement de Kinshasa, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a reçu pour mission de mettre fin à l’insalubrité chronique qui affecte la capitale congolaise.
Pour atteindre cet objectif, plus de 4.000 jeunes formés au centre de Kanyama Kasese dans le cadre du Service national ont été mobilisés. Communément appelés « bâtisseurs de la nation », ces jeunes ont été formés dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, les métiers techniques et les travaux communautaires.
Leur déploiement s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération visant à restaurer la propreté de la capitale, améliorer le cadre de vie des habitants et renforcer l’image de Kinshasa, siège des institutions nationales et vitrine de la République démocratique du Congo.
La décision du chef de l’État de confier cette mission au commandant du Service national avait été annoncée à l’issue d’un Conseil des ministres, alors que la dégradation de l’environnement urbain constituait l’une des principales préoccupations des autorités et de la population.
À travers cette initiative, le gouvernement entend insuffler une nouvelle dynamique dans la gestion de la salubrité urbaine et répondre aux défis liés à l’accumulation des déchets, à l’obstruction des caniveaux et à l’occupation anarchique de certains espaces publics.
Si le rythme observé sur le terrain est maintenu, plusieurs observateurs estiment que Kinshasa pourrait progressivement retrouver un environnement plus propre et mieux organisé, conformément à la vision portée par les autorités congolaises.
Tighana MASIALA

