Les États parties à la Cour pénale internationale (CPI) ont décidé de révoquer le procureur Karim Khan, à la suite d’accusations d’agression sexuelle et d’inconduite sexuelle, rapportent vendredi plusieurs médias internationaux.
Cette décision intervient alors que le procureur britannique était au centre de plusieurs dossiers judiciaires internationaux majeurs. Karim Khan avait notamment renforcé la visibilité de la CPI en sollicitant des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant, pour des crimes présumés commis dans la bande de Gaza.
Selon des informations rapportées par le Washington Post, le procureur faisait l’objet d’accusations formulées par deux membres du personnel de la Cour, qui l’accusaient d’agression sexuelle et de comportements inappropriés.
Une fin de mandat marquée par de fortes controverses
Depuis son entrée en fonction en 2021, Karim Khan avait placé la CPI sous les projecteurs internationaux à travers plusieurs procédures visant des responsables politiques et militaires impliqués dans différents conflits.
La demande de mandats d’arrêt visant des dirigeants israéliens dans le cadre de la guerre à Gaza avait notamment suscité de vives réactions au niveau international, divisant les États et provoquant des critiques de plusieurs gouvernements.
La révocation du procureur intervient donc dans un contexte particulièrement sensible pour la juridiction internationale, qui devra désormais assurer la continuité de ses activités et la conduite des enquêtes en cours.
Les États parties à la CPI devront engager le processus de désignation d’un nouveau procureur pour succéder à Karim Khan et diriger le bureau du procureur dans une période marquée par de nombreux défis judiciaires et diplomatiques.
La Rédaction

