Étiage à Inga : le mois d’août s’annonce difficile pour la fourniture d’électricité

⏱ Temps de lecture : 3 min

La situation hydrologique au niveau du complexe hydroélectrique d’Inga devient préoccupante. Avec l’arrivée de la grande décrue saisonnière, le débit du fleuve Congo connaît une baisse importante, faisant craindre des difficultés dans la fourniture de l’énergie électrique au cours du mois d’août.

Selon les données techniques disponibles, le débit du fleuve Congo, qui se situe habituellement autour de 80 000 m³/s pendant une grande partie de l’année, devrait chuter jusqu’à environ 30 000 m³/s durant les mois de juillet et août. Une baisse qui affecte directement les installations de captage d’eau alimentant les centrales d’Inga.

Sur le site, plusieurs indicateurs confirment cette diminution du niveau des eaux. Au niveau des deux canaux d’amenée qui permettent de détourner l’eau du fleuve vers les centrales, la baisse est clairement observable. Les dispositifs de contrôle du niveau d’eau témoignent également de cette situation exceptionnelle.

La sécheresse est particulièrement visible au niveau de la digue déversante, où l’eau du canal a progressivement laissé place au sable et aux pierres. Dans le bassin de Shongo, les ouvrages utilisés pour la chasse au sable sont également immobilisés en raison du faible niveau d’eau.

Des équipements affectés par le manque d’eau et l’envasement

À cette baisse naturelle du niveau du fleuve s’ajoute un autre problème : l’accumulation de déchets dans les bassins de rétention des barrages d’Inga. Plastiques, matières non biodégradables, grumes et autres détritus charriés par le fleuve compliquent davantage l’exploitation des installations.

La Société nationale d’électricité (SNEL) indique que ces conditions rendent difficile l’utilisation optimale du faible volume d’eau disponible pour la production énergétique.

Cette situation a déjà entraîné l’arrêt de deux groupes de production à la centrale d’Inga 1, notamment les groupes G12 et G13. Une indisponibilité qui réduit la puissance produite par le complexe d’Inga et pourrait avoir des conséquences sur la desserte électrique.

« La situation est liée à l’étiage, mais aussi aux déchets et autres éléments drainés par le fleuve qui perturbent l’exploitation », explique Omer Kakwenda, chef du service production à la SNEL.

La SNEL rassure ses abonnés

Face à ces difficultés, la SNEL affirme prendre des mesures pour limiter l’impact de cette période de faible hydraulicité. Sous la direction du professeur Teddy Lwamba, l’entreprise assure qu’elle reste mobilisée pour améliorer progressivement la situation et garantir la continuité du service.

Des opérations d’entretien et de réhabilitation sont actuellement en cours afin de renforcer la disponibilité des équipements en attendant une amélioration des conditions hydrologiques.

La SNEL appelle ainsi ses abonnés à la compréhension, alors que le mois d’août s’annonce comme une période particulièrement délicate pour le secteur électrique en République démocratique du Congo.

Avec la Cellcom SNEL

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *