SNEL : Le contrat de Teddy Lwamba avec Karpowership soulève des inquiétudes sur la sécurité du pays

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Le projet de recours à une centrale électrique flottante de Karpowership à Matadi, destiné à renforcer la desserte de Kinshasa, continue de susciter des interrogations. Porté par la SNEL sous la direction générale du Prof. Dr Ir Teddy Lwamba, ce projet dépasse la seule question de la production électrique et soulève des préoccupations liées au coût de l’opération, à la souveraineté énergétique et à la protection des infrastructures stratégiques.

La question qui revient dans l’opinion est simple : pourquoi louer une centrale flottante étrangère alors que la RDC dispose déjà d’équipements et d’infrastructures qui nécessitent réhabilitation, modernisation et entretien ?

Pourquoi ne pas réhabiliter les équipements de la SNEL ?

Avant de recourir à une capacité de production louée, une comparaison transparente devrait être établie entre le coût de cette solution et celui de la réhabilitation des équipements existants.

Combien coûtera la location de la centrale flottante pendant toute la durée du contrat ? Combien faudrait-il investir pour remettre en état les équipements nationaux susceptibles de produire davantage ?

La publication de ces données permettrait à l’opinion de mieux comprendre les choix opérés par la SNEL.

À la SNEL, plusieurs préoccupations sont évoquées

Le débat intervient également dans un contexte où des voix au sein de l’environnement professionnel de la SNEL évoquent des difficultés sur plusieurs fronts : finances, climat de travail et relations professionnelles.

Certains décrivent même une situation où « tout est au rouge ». Ces appréciations doivent être confrontées aux données officielles de l’entreprise et aux explications de la direction.

Elles soulèvent néanmoins une question importante : quelles mesures sont prises pour améliorer la gestion, apaiser le climat professionnel et renforcer les capacités opérationnelles de la SNEL ?

Kinshasa attend des réponses concrètes

Alors que plusieurs quartiers de Kinshasa connaissent des difficultés de desserte, le briefing de presse annoncé à la RTNC pourrait être l’occasion pour la direction de la SNEL de présenter des réponses précises à la population.

L’étiage peut expliquer une partie des difficultés de production lorsqu’il est confirmé par les données techniques. Mais les Kinois attendent également des explications sur l’état des équipements, la maintenance, les capacités réellement disponibles, les délestages et les mesures prises pour améliorer durablement la situation.

La population attend surtout des résultats concrets sur le terrain.

Des appels à une décision du Chef de l’État

Face à la persistance des difficultés de desserte, certains citoyens demandent au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, de réexaminer la situation à la tête de la SNEL et réclament le remplacement de Teddy Lwamba.

Certains mettent directement en cause la gestion actuelle de l’entreprise et estiment qu’un changement de direction permettrait de répondre aux difficultés constatées. Cette appréciation relève toutefois du débat public et doit être distinguée des faits objectivement établis.

La sécurité du pays au cœur des interrogations

L’intervention d’un opérateur étranger dans une infrastructure énergétique stratégique soulève également des questions de sécurité.

Il ne s’agit pas d’affirmer l’existence d’une opération d’espionnage ou d’infiltration sans éléments permettant de l’établir. En revanche, la RDC doit disposer de garanties strictes concernant l’accès aux installations, les systèmes de contrôle, les données techniques et la cybersécurité du réseau national.

Le contrat devrait notamment préciser les responsabilités de chaque partie en matière de sécurité, de maintenance, d’accès aux équipements et de protection des informations sensibles.

Une solution temporaire face à un problème structurel

La centrale flottante peut apporter une capacité supplémentaire à court terme. Mais elle ne devrait pas faire oublier la nécessité de réhabiliter les équipements nationaux, moderniser le réseau et renforcer durablement la production hydroélectrique.

La RDC dispose d’un potentiel énergétique considérable. L’enjeu est donc de transformer ce potentiel en une électricité régulière, accessible et durable, tout en protégeant les infrastructures stratégiques du pays.

Au-delà du contrat avec Karpowership, les Congolais attendent désormais des réponses précises sur le coût de l’opération, la réhabilitation des équipements de la SNEL, l’amélioration de la desserte et les garanties de sécurité accordées aux infrastructures électriques nationales.

Adoucir les accusations non étayées

Remplacer les formulations répétitives

Ajouter un droit de réponse. 

Vivent Mulamba

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