Des interrogations persistent autour du dossier d’acquisition de deux véhicules destinés à la Direction de distribution de Kinshasa (DDK) de la Société nationale d’électricité (SNEL).
Selon plusieurs sources internes, le Directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba Muba, aurait autorisé l’achat de ces deux véhicules afin de renforcer les capacités opérationnelles de la DDK. D’après ces mêmes sources, cette autorisation prévoyait que les véhicules soient acquis auprès de concessionnaires ou de grandes sociétés spécialisées dans la commercialisation automobile, notamment des marques reconnues telles que Toyota, Mercedes-Benz, Hyundai ou Mitsubishi, afin de garantir la qualité des véhicules, leur conformité aux normes ainsi qu’un service après-vente fiable.
Toutefois, les mêmes sources affirment que les deux véhicules auraient finalement été achetés auprès d’une société dénommée Impact Service, connue pour fournir à la DDK des câbles électriques et d’autres équipements techniques. Elles soutiennent également que ces véhicules sont toujours immobilisés dans un parking, sans plaques d’immatriculation, plusieurs semaines après leur acquisition.
Une autre préoccupation soulevée concerne le fait qu’il s’agirait de véhicules à volant à droite. Les sources s’interrogent sur les conditions dans lesquelles ces véhicules pourraient être affectés à l’exploitation, alors que leur mise en circulation en République démocratique du Congo est encadrée par une réglementation spécifique.
Par ailleurs, certaines sources évoquent un possible lien entre la société Impact Service et le Directeur de la DDK, M. Zéphirin Kazadi. À ce stade, cette information n’est pas confirmée par des éléments officiels et appelle à des vérifications.
Face à ces nombreuses interrogations, plusieurs observateurs estiment que le Directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba Muba, devrait diligenter une enquête administrative afin d’établir les faits. Celle-ci permettrait notamment de vérifier si les instructions données lors de l’autorisation d’achat ont été respectées, d’expliquer le choix du fournisseur, de comprendre pourquoi les véhicules ne sont toujours pas immatriculés et de s’assurer de la conformité de cette acquisition aux procédures internes de l’entreprise.
Une communication officielle de la Direction générale permettrait de faire toute la lumière sur ce dossier, dans un souci de transparence, de bonne gouvernance et de protection des intérêts de la SNEL.
Notre rédaction poursuit ses investigations sur ce dossier. Nous y reviendrons avec davantage de détails et d’éléments dans nos prochaines éditions, tout en veillant à recueillir les différentes versions des parties concernées.
Les faits rapportés dans cet article sont fondés sur des informations recueillies auprès de plusieurs sources internes. Les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence et disposent du droit de répondre à ces allégations

