Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a réaffirmé avec conviction, le week-end dernier, son ambition de voir une nation africaine remporter la Coupe du monde 2030. Il s’exprimait à la clôture de la conférence stratégique de la CAF, organisée du 7 au 9 octobre à Santa Maria, sur l’île de Sal, au Cap-Vert, selon le site officiel de l’instance dirigeante du football africain.
« Nous devons gagner la Coupe du monde. Nous allons gagner la Coupe du monde. Une nation africaine remportera la Coupe du monde », a déclaré Patrice Motsepe.
Selon la CAF, le président de l’instance a notamment fondé son argumentaire sur les performances des représentants africains lors de la Coupe du monde 2026. L’objectif est de tirer les enseignements de cette édition afin de préparer plus efficacement le rendez-vous de 2030.
« L’objectif est de s’appuyer sur les résultats historiques de l’Afrique à la Coupe du monde 2026 pour élaborer une stratégie plus ambitieuse en vue de l’édition 2030 », a expliqué la source, soulignant que ces performances ont constitué le fil conducteur des échanges.
L’ambition de cette rencontre était non seulement de saluer les progrès accomplis en 2026, mais également d’identifier les axes d’amélioration avant la prochaine édition du Mondial.
Tirer les leçons du Mondial 2026
La conférence stratégique de la CAF s’est notamment appuyée sur l’analyse de la meilleure performance collective africaine en Coupe du monde, dans un tournoi élargi à 48 équipes. Selon le bilan présenté dans le texte source, dix nations africaines ont participé à cette édition, dont neuf ont franchi la phase de groupes.
Le Maroc a notamment atteint les quarts de finale, tandis que le Cap-Vert a réussi à sortir de son groupe dès sa première participation à une Coupe du monde, selon les informations rapportées par la source.
Au-delà de ces résultats, Patrice Motsepe a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de transformer les ambitions du football africain en résultats concrets, tangibles et mesurables.
Pour le président de la CAF, un écart important subsiste entre les projets, les intentions et les réalités du continent, notamment en matière d’investissements et de performances sportives. Les résultats obtenus sur le terrain constituent, à ses yeux, le véritable indicateur des progrès accomplis.
Investissements, formation et gouvernance au cœur des débats
C’est autour de ces enjeux qu’ont porté les réflexions des présidents et hauts responsables des 54 associations membres de la CAF, des sélectionneurs nationaux, des experts techniques et des spécialistes internationaux du football réunis pendant trois jours à Santa Maria.
Les échanges ont notamment été consacrés au développement du football, aux orientations stratégiques de l’institution et à une analyse approfondie des performances africaines au Mondial 2026.
La CAF a rappelé que l’un des principaux objectifs de cette conférence était de permettre au football de chacune de ses 54 associations membres d’atteindre les meilleurs standards internationaux et de devenir financièrement autonome. L’institution entend également poursuivre l’amélioration de la qualité de ses compétitions et renforcer leur compétitivité sur la scène mondiale.
Les discussions ont par ailleurs porté sur l’augmentation des investissements au sein des associations membres, la formation des entraîneurs, les structures de formation des jeunes, la gouvernance ainsi que le renforcement des partenariats commerciaux et audiovisuels.
Des ambitions à concrétiser d’ici 2030
Organisée sous la conduite du président de la CAF, Patrice Motsepe, la conférence a également été marquée par les interventions de la cheffe de l’État du Cap-Vert, Janira Hopffer Almada, et du président de la FIFA, Gianni Infantino, selon le texte source.
À travers ces assises, l’instance africaine entend tirer profit des enseignements du Mondial 2026 pour améliorer durablement la compétitivité de ses sélections et renforcer les fondations du football continental.
L’ambition affichée par Patrice Motsepe est désormais claire : faire en sorte qu’une sélection africaine franchisse un nouveau cap et remporte, à l’horizon 2030, le trophée le plus convoité du football mondial.
Nana Kanku

