La suspension de William Manzanza Mbakata, Directeur du Contrôle général de la Société nationale d’électricité (SNEL), continue de susciter des réactions et des interrogations dans certains milieux proches de l’entreprise publique.
Cadre de la SNEL reconnu pour son attachement au respect des textes et des procédures internes, William Manzanza Mbakata avait été nommé Directeur du Département du Contrôle général à l’issue d’un concours organisé pour sélectionner les responsables appelés à diriger les différents départements de la société. Cette désignation était intervenue dans le cadre d’une démarche visant à privilégier la compétence, l’expertise et la performance dans la gestion de cette entreprise stratégique.
William Manzanza Mbakata représentait également l’Espace Grand Bandundu au sein de la SNEL, où il s’était distingué par son engagement dans le suivi des dossiers et son approche axée sur la conformité administrative.
Dans ses fonctions de Directeur du Contrôle général, il avait notamment pour mission de veiller au respect des procédures, à la régularité des opérations, à l’examen des dossiers soumis au contrôle ainsi qu’à l’application des normes internes de l’entreprise.
Selon certaines sources, cette rigueur dans le traitement des dossiers aurait créé des incompréhensions auprès de certains responsables. Ces sources indiquent que son attachement strict aux textes et aux procédures aurait été perçu par certains comme une démarche contraignante dans la gestion de certains dossiers.
La suspension de William Manzanza Mbakata intervient ainsi dans un contexte où son mode de travail et son exigence en matière de conformité font l’objet de discussions. Pour plusieurs observateurs, cette situation soulève une question essentielle : dans une entreprise publique, la rigueur dans l’application des procédures doit-elle être considérée comme un obstacle ou comme un outil indispensable de bonne gouvernance ?
Toutefois, les raisons officielles ayant conduit à cette suspension restent attendues afin d’apporter davantage de clarté sur cette décision administrative.
Au-delà du cas personnel de William Manzanza Mbakata, cette affaire relance le débat sur la place du contrôle interne, de la transparence et du respect des règles dans la gestion des entreprises publiques.
Dans une société stratégique comme la SNEL, le renforcement des mécanismes de contrôle et l’application rigoureuse des procédures demeurent des éléments importants pour garantir une gouvernance efficace et responsable
KM

